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   Age : 24 Inscrit le : 15 Avr 2008 Messages : 490 Localisation : lille
| Sujet: Les filles du botaniste (Dai Sijie, 2006) Mer 30 Avr - 14:25 | |
|  Synopsis
Dans la République populaire de Chine des années 1980, Min a été choisie pour faire un stage d'un mois et demi chez un botaniste célèbre quoiqu'autoritaire. Celui-ci vit sur une île où il travaille un immense jardin avec sa fille An, visités parfois par son fils Dan devenu soldat et stationné au Tibet.
An se lie très vite d'amitié avec Min qui apporte de la nouveauté dans sa vie. Petit à petit, les deux femmes se rapprochent et tombent amoureuses l'une de l'autre. Face à la pression de monsieur Chen pour conclure un mariage avec son fils, Min finit par accepter : les deux amantes ont fait le vœu de n'être jamais séparées. Mais, dès le voyage de noces, Dan découvre avec violence que son épouse n'est plus vierge. Min retourne vivre sur l'île de monsieur Chen qui finit par découvrir que sa fille et sa belle-fille sont beaucoup plus que de simples amies. Cet événement troublant pousse Chen à se suicider. Après la mort de son père, An et son amoureuse se font arrêter par les autorités et se font exécuter pour avoir commi cet acte immoral qu'est l'homosexualité.
Critiques
Mine de rien, Les filles du botaniste augure un tournant dans le cinéma chinois. Pas de style arty comme chez Wong Kar-wai, pas de boucles narratives embringuant l’Histoire dans les tourmentes cinématographiques comme chez les cinéastes de la Cinquième génération. D’une caméra majestueuse et gracile, Dai Sijie traque la passion amoureuse de deux femmes dans la Chine homophobe. En situant son film dans la luxuriance naturelle d’une île, le réalisateur arrache ses Filles... à la reconstitution historique et à ses rites décoratifs empesés. La flore de ce jardin botanique (et édénique) abrite les amours caressantes des deux jeunes filles en fleur. On craque littéralement pour la paire d’actrices, Mylène Jampanoi et Li Xiaoran, belles comme des cœurs. Plus que leur jolie minois, les donzelles prêtent leur sensibilité à ce drame à fleur de peau. Entre leurs serments d’amour éternel et la beauté de la nature, le film navigue à vue. Le réquisitoire pour la tolérance se découpe sur fond de nature aux couleurs saturées. Tout est plus vert, tout est plus beau dans ce bout de terre où le communisme se dissipe dans les brumes matinales. Poignant de bout en bout, Les filles du botaniste ouvre une brèche dans la société chinoise sclérosée. Malgré Balzac et la petite tailleuse chinoise et le goût prononcé de Sijie pour la narration classique, la veine de Chine, ma douleur n’est jamais loin...
Edité par TiteSaez: modification du titre du topic _________________ La pire bléssure est celle qui touche le coeur. La plupart des gens s'en sortent, mais le coeur n'est plus le même. Il reste toujours une cicatrice qui est là pour vous rappeler que, pendant un moment, quelqu'un a fait battre votre coeur un peu plus vite. Et c'est une cicatrice dont vous pouvez être fier tous les jours de votre vie... |
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